La colère dans la transition écologique et sociale

Que faire de nos émotions face à l’état du monde ?
Accueillir et traverser la colère et la révolte : la nôtre et celle des autres.
Comment en faire un levier d’action et d’engagement ?

J’ai planifié ce stage d’approfondissement de la CNV depuis plusieurs mois.
Il a lieu les 12 et 13 novembre ET il reste des places.

Je suis également disponible pour animer ce stage dans d’autres lieux en 2027.

Pourquoi ce thème ?

L’actualité insiste pour nous le dire : il est essentiel d’apprendre à accueillir et à prendre en compte la colère. C’est un enjeu individuel, collectif, culturel, écologique et même politique, au sens noble du terme.

1️⃣ Il y a des colères qui sont légitimes et saines :
Face aux injustices sociales, à l’inaction climatique, à la destruction du vivant, aux violences diverses, au manque de moyens affectés au bien commun. des personnes ressentent de la colère.
La colère n’est pas le problème. Elle est un signal important que des limites sont atteintes.
💡 Apprendre à dédramatiser et comprendre la colère.

2️⃣ La colère est porteuse d’énergie :
Oui, la colère peut s’exprimer de façon destructrice et violente (contre l’autre ou contre soi). C’est un mythe de vouloir exprimer calmement sa colère.
💡 Apprendre à vivre la force non-violente de la colère.

3️⃣ La colère n’est pas la violence :
Nous confondons trop souvent la force, la puissance, la colère et la violence. Les unes expriment de l’intensité. L’autre détruit.
💡 Apprendre à dialoguer avec intensité, dans le respect de l’humanité de chacun.e.

4️⃣ La colère n’est pas en lien direct avec des besoins :
Face à la colère, la structure de la pratique CNV est différente de ce qu’on apprend dans les bases.
💡 Comprendre le processus de la colère pour entendre ce que les colères révèlent de nos valeurs, besoins et désirs pour le monde.

5️⃣ La colère peut mobiliser… ou faire fuir :
La colère peut donner le courage de dénoncer une injustice, de poser une limite et de réclamer des changements. Mais, exprimée sous forme d’accusations, d’humiliations ou de menaces, elle peut fermer les oreilles et renforcer les résistances.
💡 Non pas parler moins fort mais chercher une parole plus juste et plus mobilisatrice.

6️⃣ La colère ne peut pas être réservée à celles et ceux qui ont le plus de pouvoir :
Vivre des relations d’interdépendance, c’est accepter d’encourager l’expression et l’accueil de la colère de celles et ceux qui n’osent plus s’exprimer.
💡 Expérimenter la colère comme un chemin pour faire grandir nos collectifs, le pouvoir d’agir de celles et ceux qui ont le moins de pouvoir.

7️⃣ La colère n’est pas qu’individuelle :
Face aux questions environnementales et sociales, la colère n’est pas qu’un sujet individuel et encore moins qu’un problème psychologique.
💡 Développer l’empathie systémique des colères qui concernent notre « nous ».

8️⃣ Dépasser l’entre soi sans s’épuiser
Les espaces pour accueillir nos colères dans des lieux sûrs sont utiles mais pas suffisants.
💡 Pour avoir plus d’impact, poser nos colères de façon constructive dans des désaccords féconds.

9️⃣ Une colère qui ne peut pas se dire en mots s’exprime en maux.
Je suis profondément marquée par cette phrase entendue d’un non-violent qui m’inspire beaucoup, Rajagopal : « Si nous n’écoutons pas les non-violents, nous entendrons les violents ».
💡 Accompagner l’expression de la colère, prendre en compte avec authenticité ce qu’elle protège, est essentiel pour protéger la vie et prévenir de nouvelles formes de violences.

Les stages que j’anime sur ce sujet sont des stages pratiques et conçus comme des formations actions car chacun.e est expert.e de la colère du point de vue de son expérience. Ils font partie d’un cycle « Que faire de nos émotions face à l’état du monde ? ».

Informations pratiques :

  • Dates : 12 et 13 novembre 2026
  • Horaires : 9h 15 à 17h 30
  • Lieu : Concertience, 26 rue du Sergent Michel Berthet, 69009 Lyon
  • Tarifs : les tarifs indicatifs sont les suivants – particuliers 290 euros, profession libérale 310 à 410 euros, entreprise 410 à 1000 euros – je m’ajuste en fonction de la situation de chaque stagiaire (système de CNV suspendue)
  • Prérequis conseillé : 6 jours des bases de la Communication NonViolente avec un formateur.trice certifié.e du CNVC ; me contacter pour tout cas particulier
  • Cette formation entre dans la formation professionnelle continue (financements OPCO possibles, exonération de TVA)
  • Programme détaillé envoyé à la demande.

Ressources complémentaires

Quelques livres qui m’inspirent particulièrement :

  • Les ressources insoupçonnées de la colère, Marshall B Rosenberg
  • Sainte colère, Lytta Basset
  • La colère de M. Dubois, Claude Ponti
  • La colère, Thich Nhat Hanh

Laisser un commentaire